Peuple de prêtres, peuple de rois,
chante ton Seigneur !
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !
Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.
Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

Ce psaume 149 est l’avant dernier du psautier. Les diverses parties du livre des psaumes se concluent toutes par un chant de louange. Mais, à la fin du livre, la louange est amplifiée. Le psaume précédent, 148, invite à louer le Seigneur à travers toute la création, le soleil, la lune, les éléments, les montagnes et les mers…Ce psaume 149 nous appelle à redoubler de louange, à la suite des Hébreux, retrouvant la confiance en leur Dieu, après le retour d’exil, leur entrée dans Jérusalem. Ce chant de louange contraste avec l’évangile du jour où nous contemplons Jésus se lamenter sur Jérusalem. « Lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix. » (Luc, 19,41)
Je me mets à l’écart, déterminé à contempler ce que je vis de bon, aujourd’hui et je demande au Seigneur la grâce de la louange.
Je fais le signe de croix et lis le psaume, en me laissant entrainer par l’énergie qu’il diffuse.
Nous sommes invités à louer « dans l’assemblée des fidèles ». Priant seul ce psaume, je m’unis avec tous les croyants, qui, en ce jour, méditent ce même texte. Je prie pour l’unité de l’Église, dans l’esprit de la Pentecôte, où chacun peut entendre la Parole dans sa propre langue, sa propre culture…Et je contemple Dieu Créateur. Notre maison commune souffre de notre manque de soin, mais comporte encore tant de merveilles. Je m’arrête un instant sur les couleurs de l’automne…


Louer, c’est offrir notre joie à Dieu. « Allégresse pour son Roi ». A quelques jours de la fête du Christ Roi, je considère comment je peux donner au Christ la première place dans ma vie. « Que ton règne vienne. »
J’entends ensuite la certitude du psalmiste. « Le Seigneur aime son peuple. ». Je médite sur l’amour donné par le Christ. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jean, 15,13)


Nous sommes enfin invités à proclamer « les éloges de Dieu ». Je peux me demander comment je témoigne de la joie que me donne le Seigneur, dans mon entourage.
Je relis le psaume, en imaginant des instruments de musique, les tambourins, les cithares, les mouvements de danse…en me laissant habiter, aussi, par le son de la musique, les cris de joie du peuple…
Je peux aussi l’écouter, sur de très belles images
Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, m’abandonnant à son amour. Je lui partage ce qui peut, aujourd’hui, me porter à la louange, mais aussi, sans doute, toutes les résistances qui peuvent m’habiter.
Je termine en disant le Notre Père et en traçant sur moi le signe de la croix.