Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité son peuple.

La liturgie de ce jour nous propose un extrait du cantique de Zacharie, le benedictus. Je choisis un temps et un lieu pour prendre du temps avec le Seigneur. Je me rends attentif à ma respiration, sans la forcer. Ainsi je me rends disponible, corps et cœur, pour écouter la Parole. Je demande la grâce de la louange
Je fais le signe de croix et lis le texte du psaume, lentement.
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :
salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,
serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.
Je commence par contempler la scène. Elisabeth vient de mettre au monde Jean Baptiste. Zacharie qui, au Temple, a douté de la promesse du Seigneur, vient d’accueillir l’enfant né de parents âgés et de lui donner son nom, Jean, « Dieu fait grâce ». Il retrouve alors la parole et entonne son cantique de louange et de bénédiction.
Je peux, à mon tour, faire mémoire d’un événement inattendu qui a suscité en moi joie et émerveillement.
Zacharie situe la naissance dans la longue histoire de l’alliance, « prophètes des temps anciens », « les pères », Abraham.
Et moi, comment ces personnages de l’histoire sainte aident, aujourd’hui, mon chemin de foi ? Je prends aussi le temps de parcourir ma propre histoire pour évoquer ceux qui ont été pour moi des repères importants dans mon chemin d’alliance avec le Seigneur.
L’extrait de la version liturgique de ce jour se termine par la mention du service aujourd’hui et demain « en sa présence ».
Je peux présenter au Seigneur le service que j’assume aujourd’hui et lui demander d’être présent à mes côtés.
Je termine ce temps de prière en choisissant résolument la louange. Contemplant la journée qui s’ouvre ou se termine, je rends grâce pour ce que la vie présente m’offre.
Je dis le Notre Père et trace sur moi le signe de croix.