Psaume 99

Allez vers le Seigneur parmi les chants d’allégresse

Je me mets à l’écart pour me mettre à l’écoute du Seigneur. Je fais le signe de croix. Je dépose mes préoccupations du jour. Je fais silence en moi, attentif au mouvement régulier de ma respiration. Je demande la grâce de la joie.

Je lis le psaume à haute voix, attentif au verset qui me rejoint en cette journée.

Le psaume 99 est l’un des psaumes invitatoires qu’on peut dire à l’office des Laudes, pour nous entrainer au dynamisme de la prière. C’est un psaume qui invite à la joie. L’Église le priera régulièrement au fil de l’année jubilaire.

J’entends d’abord l’invitation du psalmiste à manifester ma joie, une joie vécue communautairement puisque le psaume est écrit au pluriel. Je laisse résonner les mots en moi : acclamez ; allégresse ; chants de joie ; louange…

Cette joie s’enracine dans la relation personnelle et proche au Seigneur. Joie de reconnaître le Seigneur comme notre Créateur : « il nous a fait ». Venez à lui, venez dans sa maison, dans sa demeure… « nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau… ».

Avec le psalmiste, je m’appuie sur la joie qui m’habite pour faire acte de foi : le Seigneur est Dieu, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge.

Pour approfondir ma prière, je médite cet extrait de l’exhortation apostolique du Pape François, la joie et l’allégresse. (§124)

« Marie, qui a su découvrir la nouveauté que Jésus apportait, chantait : « Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur » (Lc, 1,47) et Jésus lui-même « tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint » (Lc, 10, 21). Quand il passait, « la foule était dans la joie » (Lc, 13,17). Après sa résurrection, là où arrivaient les disciples, il y avait une « joie vive » (Ac, 8,8).

Jésus nous donne une assurance « vous serez triste, mais votre tristesse se changera en joie (…). Je vous verrai ce nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera. » (Jn, 16, 20-22). « Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. » (Jn, 15,11)

Je prends un temps de dialogue avec le Seigneur, lui présentant ce qui fait, aujourd’hui ma joie, ou lui demandant de me tenir dans la joie, en dépit des difficultés que je peux traverser. Je lui confie tous ceux sur lesquels j’appelle la joie du Seigneur.

Je relis lentement le psaume, puis, en ces derniers jours de mai, je redis, avec Marie le Magnificat.

Je termine ce temps de prière par le signe de croix.

Laisser un commentaire