Psaume 115

La Cène –  Philippe de Champaigne (1602-1674)
Huile sur toile 158cm-233cm – Musée du Louvre

« Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ? » 

Les psaumes apprennent à rendre grâces, à reconnaitre le donateur dans le don qu’il fait, à s’en réjouir et à Le louer pour ce qui est donné. Ce psaume 115 est un psaume d’action de grâces pour avoir été libéré.

Mais il va plus loin ; s’appuyant sur cette reconnaissance, il évoque la réponse à ce don. Le psalmiste devient serviteur du Seigneur et se pose la question :

« Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? »

A mon tour, je mets des mots sur ce que le Seigneur me donne et je l’en remercie. A mon tour, je me pose la question de ce que je peux offrir en retour.

Le psaume donne des réponses à cette question :

 « J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur. »

« Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. »

Ces mots nous renvoient à la louange eucharistique ; en effet la liturgie eucharistique invite à rendre grâces, en faisant mémoire des œuvres de Dieu et en particulier de la mort et la résurrection du Christ,  pour ensuite faire action de grâce, c’est-à-dire offrir au Père « le pain de la vie et la coupe du salut ».

En ce Jeudi Saint, où nous faisons mémoire de la Cène  et célébrons l’institution de l’Eucharistie, je peux rendre grâces pour  ce don que Jésus fait de sa vie,  pour le salut du monde. Et rendre grâces d’être invités à communier à son offrande.

« La coupe de bénédiction est communion au sang du Christ. (cf. 1 Co 10, 16) propose la liturgie comme refrain de ce psaume.

Pour terminer, je rends grâce au Christ pour le don de sa vie et  Lui demande de pouvoir aimer comme il nous aime,  en écoutant le chant « Aimer c’est tout donner »

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