
R/ Souviens-toi de nous, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple. (cf. Ps 105, 4)
Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
Ils vont se mêler aux païens,
ils apprennent leur manière d’agir.
Alors ils servent leurs idoles,
et pour eux c’est un piège :
ils offrent leurs fils et leurs filles
en sacrifice aux démons.
De telles pratiques les souillent ;
ils se prostituent par de telles actions.
Et le Seigneur prend feu contre son peuple :
ses héritiers lui font horreur.
La liturgie propose un extrait du psaume 105. Ce passage est un cri vers le Seigneur : devant la réalité de son péché, le psalmiste en appelle à la bienveillance de Dieu pour son peuple. Et du verset 6 au verset 44, ce psaume évoque l’histoire du peuple hébreu, depuis la libération d’Egypte, avec sa traversée du désert et son installation en Canaan. Un chemin mouvementé qui alterne action de grâce et récriminations, oubli de Dieu et adoption des pratiques des païens.
*Je prie aujourd’hui avec ce psaume ; les mots de ce psaume peuvent me renvoyer à ma propre histoire. Je me mets sous le regard du Seigneur et je fais mémoire de ce qui fait ma vie. Je peux demander la grâce de prendre conscience de mon péché, c’est à dire de ce qui m’éloigne de Dieu.
Je peux aussi demander la lumière en prenant le refrain de Taizé : « Christ, Lumière intérieure »
« Heureux qui pratique la justice » : je peux d’abord évoquer les moments où j’ai le sentiment de vivre l’Evangile, d’être ajusté à ce que veut le Seigneur pour moi. Ai-je ressenti alors du bonheur ?
« Ils apprennent les manières d’agir des païens» : dans notre société sécularisée, quelles sont les attitudes qui vont à l’opposé de l’Evangile ? Les pratiques qui ne sont pas celles du droit et de la justice ? Est-ce que personnellement j’y participe d’une manière ou d’une autre ? Comment je vis cela
« Ils servent leurs idoles » : quelles sont les idoles de notre temps ? Ce qui est recherché avant tout : la réussite, l’argent, la beauté, la notoriété… ? Personnellement, qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ? Y a-t-il en moi des attachements qui passent avant la louange et le service du Seigneur ?
*Je m’adresse au Seigneur et lui partage le fruit de ma méditation. Je peux lui demander pardon pour ce qui n’est pas ajusté à son projet de vie pour moi ; je peux lui demander son aide pour me libérer…
Ce psaume est aussi un psaume de louange ; il commence par une invitation à rendre grâces pour l’amour du Seigneur :
Rendez-grâce au Seigneur : Il est bon !
Eternel est son amour !
Il se termine par une bénédiction de Dieu dont l’amour est fidèle et qui sauve.
Il se souvient de son alliance avec eux ;
dans son amour fidèle, il se ravise :
il leur donna de trouver grâce
devant ceux qui les tenaient captifs.
Sauve-nous, Seigneur notre Dieu,
rassemble-nous du milieu des païens,
que nous rendions grâce à ton saint nom,
fiers de chanter ta louange !
Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
depuis toujours et pour la suite des temps !
Et tout le peuple dira : Amen ! Amen !
*Je peux faire mien l’un ou l’autre verset et le répéter.
Puis je me tourne avec confiance vers le Dieu de Jésus-Christ, Lui qui est fidèle à son alliance, qui est tendresse et miséricorde et je dis un Notre Père.
Je peux terminer ma prière en reprenant le refrain de Taizé.