Méditer l’évangile du jour

Je me mets à l’écart, pour me présenter devant le Seigneur. En traçant sur moi le signe de croix. Je considère mon propre corps fait de matière partagée avec l’ensemble du monde créé. Je me sens solidaire de tout ce qui m’environne, de l’écosystème. Puis je m’arrête sur ma respiration, sans la forcer…Je suis attentif à ce souffle reçu, donné qui m’anime. Je rends grâce de la vie qui m’habite.

         Je demande la grâce d’accueillir toujours de nouveaux possibles.

Je lis lentement cette page d’évangile :

Je perçois la scène à travers le cadre, les personnages. Une maison de Galilée, les murs blancs et le patio protégé du soleil par un toit de tuiles. Je vois la foule qui presse Jésus et qui le rend inaccessible au paralytique.

J’observe le comportement résolu de ceux qui portent la civière.

Je les vois escalader le mur, écarter les tuiles et descendre la civière. J’imagine les sentiments du paralytique, régulièrement exclu, mais désormais, grâce à la solidarité de ses compagnons, mis en présence directe de Jésus

J’entends alors les paroles libératrices de Jésus…Je suis témoin des pensées qui traversent les responsables religieux présents, plus attentifs à des spéculations théologiques, qu’à l’attention à donner à une personne vulnérable.

J’entends alors la réaction de Jésus, puis cette parole devenue proverbiale : « je te le dis, lève-toi, prends ta civière et marche. ».

Puis je vois le paralytique animé de l’énergie donnée par la parole de Jésus se lever et repartir chez lui, en portant sa civière. Je l’entends rendre grâce, et je partage l’émerveillement de l’auditoire, dans la « crainte » devant la puissance de Jésus, Christ, Fils de Dieu.

Je médite sur quelques points de ce texte très riche :

La solidarité des compagnons du paralytique, qui croient en la puissance de Jésus. « Voyant leur foi… », Jésus va agir. Le paralytique est ainsi porté par la foi de son entourage.

« Homme, tes péchés te sont pardonnés ». Avant d’opérer une guérison physique, Jésus restaure l’unité spirituelle du paralytique, lui propose la réconciliation.

« Lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. ». Le miracle opéré par Jésus n’efface pas la vulnérabilité. Le paralytique emporte sa civière, qui fait partie de sa vie, de son expérience. En dépit de cette vulnérabilité, il peut se lever et marcher, pour continuer son chemin dans la vie qui est la sienne, « dans sa maison ».

Je prends maintenant le temps d’un dialogue intime et personnel avec le Seigneur. Quelles vulnérabilités est-ce que je présente au Seigneur ? De quoi puis-je rendre grâce ? De qui suis-je appelé à me faire compagnon pour l’aider à poursuivre son chemin ?

Je termine en disant « Notre Père… » et termine ce temps de prière par le signe de croix.

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