Prier à partir d’un évènement

Cet été a été marqué par  les JMJ de Lisbonne. Ce rassemblement  qui s’est terminé le 6 août par une messe d’envoi, avec un million et demi de pèlerins, a été une expérience saisissante pour des jeunes venus  du monde entier. 45000 français y ont participé. Cet évènement peut être le support de notre prière.

Je me dispose à être à l’écoute de ce que le Seigneur veut me dire à travers cet évènement.

Je demande la grâce de l’espérance.

Messe d’ouverture des Journées mondiales de la Jeunesse 2023

Je contemple cette photo et, par l’imagination, je me rends présent à ce qui s’est vécu à Lisbonne.

Je regarde la foule bigarrée de ceux qui se sont déplacés à l’invitation du pape ; c’est un rassemblement aux couleurs vives, à l’image des drapeaux du monde entier ; une expérience d’universalité.

Je peux me glisser dans cette foule, imaginer les visages; entendre les langues diverses, les chants, les prières ; sentir la ferveur, la joie, la fraternité.

J’entends quelques phrases prononcées par le pape.

Je parle au Seigneur

Je lui confie ce que cet évènement suscite en moi.  A la fin de ce temps de prière, de quoi puis-je Lui rendre grâces ? Qu’est-ce qui a nourri ma foi, mon espérance, mon désir d’aimer ?

Ce temps de prière m’a-t-il éclairé sur ma propre vie chrétienne ? Quel pas de plus pourrais-je faire pour avancer ?

Je peux terminer ce temps en louant le Seigneur, avec ce chant repris par les jeunes.

La dormition de Marie

Fra Angelico, 1432

Quelques jours après la fête de l’Assomption, arrêtons-nous sur cette représentation de la dormition par Fra Angelico. Si la scène ne figure que dans les évangiles apocryphes, la fête de la dormition fut fixée au 15 Août, en orient, au VIème siècle. L’histoire des dogmes amena l’Église catholique à définir progressivement le dogme de l’Assomption, quand les orthodoxes fêtent toujours la dormition.

Je choisis un temps et un lieu pour la prière. Je décide de me rendre disponible au Seigneur

et le salue en traçant sur moi le signe de croix. Je demande la grâce de rechercher, avec Marie, l’union avec le Christ.

Je prends le temps d’observer ce tableau, composé de trois registres.

Fidèlement au récit des apocryphes, les apôtres sont réunis autour du corps de Marie. On repère sur la gauche Pierre, revêtu du pallium d’étoffe blanche marqué de croix noires. Le pallium est un insigne réservé aux papes, cardinaux et archevêques.

Il tient un livre où il lit sans doute l’office des morts. Marie, revêtue de son ample manteau bleu, présente un visage doux et serein. Le Christ se dresse au centre de la scène, vêtu aussi de bleu. Il recueille l’âme de Marie, représentée par un bébé, signe de pureté.

Le corps de Marie, mère du Verbe incarné, ne peut connaître la corruption du tombeau. Marie, avec son corps terrestre,

est accueillie dans le Royaume des cieux, au milieu d’un chœur d’anges musiciens. Ses mains se tournent vers son Fils occupant le troisième registre.

Le Christ se penche vers Marie, mains ouvertes, pour l’accueillir.

La palette des couleurs décline des bleus nombreux : manteau de la vierge endormie dans la mort, manteau du Christ debout près de sa mère, robe plus claire de Marie, au corps vivant dans le Royaume, robe bleu outremer du Christ accueillant. Le bleu symbolise la fidélité, la sagesse, la justice, la foi et la pureté. Cet accord des couleurs dit la profonde unité qui anime Jésus et Marie.

Ces bleus se détachent sur des fonds d’or, symbole de divinité et de spiritualité.

Je médite sur ce tableau

L’unité de Marie et du Christ.

La dormition comme l’Assomption annoncent en Marie la résurrection de chacun de nous. Le visage serein de Marie nous invite à ne pas redouter la mort et à nous tenir dans l’Espérance.

La scène de la dormition et la palette des couleurs choisie par Fra Angelico nous font rejoindre l’art de l’icône et la foi orthodoxe.

Je prends maintenant un temps pour converser avec le Seigneur et lui confier, par Marie, mes intentions de ce jour.

Je termine ce temps de prière en redisant le Magnificat.

Je termine en traçant, sur mon corps appelé à la résurrection, le signe de la croix.

Des paraboles

Comme chaque année, la ville de Bourges nous propose une série de photos exposées autour du jardin de l’archevêché.

En ce temps de vacances, la liturgie nous parle beaucoup en paraboles. Et si ces images exposées dont le thème est « Ce qui nous transporte » nous parlaient aussi comme des paraboles ?

En voici une qui a attiré mon attention. Je vous invite à la lire avec moi comme une parabole.

Prenons quelques instants de silence devant cette photo. Observons ce qu’elle représente : l’objet, ses couleurs, ce qu’il contient, imaginons le lieu où il se trouve, la personne que l’on devine ….

Lisons ce qui est écrit. Est-ce que j’ai déjà participé à ces échanges ?

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ». Mat.11, 28-30

« Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur, moi qui te commande aujourd’hui d’aimer le Seigneur … Choisis donc la vie !» Deut.30,19

« Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… Puis il les bénit et leur dit : Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » Genèse 1,28-30

« Venez les bénis de mon Père, car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire …. » Matthieu 25

« O, vous tous qui êtes assoiffés, même celui qui n’a pas d’argent, Venez !   Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, » Isaïe 55, 1

Je relis ces mots les uns après les autres, ce qu’ils m’appellent à être.

Je peux relire dans ma bible celui que je veux vivre plus particulièrement aujourd’hui.

Je prends un temps de prière pour demander au Seigneur de « venir à mon secours » pour y être fidèle.

Plus tard, je pourrai choisir une autre photo et je me dirai comment cette image peut être aussi une parabole pour me parler un peu de Dieu.

Ars en Ré – Marais salant

Je me mets à l’écart, pour me rendre disponible. Je me rends attentif aux bruits qui m’entourent, pour, progressivement, m’en extraire et goûter le silence. Je fais le signe de croix. Je prépare mon regard, mon écoute et demande au Seigneur de Lui prêter l’oreille de mon cœur.

Je prends le temps d’observer cette photo.

  • L’eau retenue par de fines digues de boue délimitant des rectangles, qu’on appelle œillet.
  • La succession régulière de ces œillets.
  • Les subtils reflets de l’eau, où je distingue le bleu du ciel qui se reflète, le blanc des cristaux de sel en suspension et le rose d’une algue qui colore des parties de la surface.
  • Le ciel chargé de nuages, s’ouvrant néanmoins sur une trouée lumineuse.
  • La petite pyramide de sel savamment agencée par le saulnier, qui collecte les cristaux de sel, à la surface de l’eau, en les tirant de sa lousse, une planche fixée à un long manche.

Je médite sur ce paysage.

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux rendre grâce pour le dynamisme que je vis en me sentant « sel de la terre ». Je peux demander pardon pour mes manquements qui risquent d’altérer le sel…

Je termine en disant « Notre Père… », et conclus en traçant sur moi le signe de croix.